Accueil
  L'institut
  La revue
  Les ouvrages
  Les travaux d'étudiants
  L'actualité
   


LES COLLOQUES

– 6e Rencontres de Mâcon, Tourismes et territoires , 13, 14 et 15 septembre 2007.

Dans nos sociétés, placées sous le sceau de la mondialisation des activités et de la mobilité, le tourisme apparaît très souvent comme un secteur de développement économique porteur, susceptible de créer des emplois là où les secteurs traditionnels faiblissent ou disparaissent, et de changer (?), fonder (?) l’identité de nos territoires.

En quoi le tourisme participe-t-il de la construction des territoires dans lesquels nous vivons ?  C’est en particulier sur ce thème que les 6e Rencontres de Mâcon souhaite ouvrir un espace de débat et de réflexion. Partout où le tourisme se développe, il octroie à l’espace qui l’accueille  des caractères qui contribuent à la construction des valeurs et des représentations de nos territoires. Il se fonde sur un système de valeurs et de représentations construits au fil de l’histoire et il les dote, de fait, de nouveaux traits qui participent à la construction de ces territoires et de notre identité territoriale.

Mais la construction territoriale est-elle un objectif en soi ou est-elle l’instrument du seul souci de développement économique ? Finalité ou alibi ? Le développement touristique se fonde sur une double légitimité, économique et identitaire. Les liens entre tourismes – peut-on encore utiliser le singulier ? – et territoires sont si complexes que la confrontation des approches multi-disciplinaires s’impose.

Les pré-actes

– 5e Rencontres de Mâcon, Réseaux en question : utopies, pratiques et prospec-tive, 30 juin et 1er juillet 2005.

La thématique proposée prolonge les travaux engagés lors du colloque Territoires institutionnels, territoires fonctionnels. Elle invite à reprendre la réflexion sur territoires et réseaux en abordant la question des réseaux dans la diversité des significations qu’elle a pu porter.
En prolongement d’une rétrospective des réseaux
via les utopies qui les ont promus, les organisateurs veulent confirmer l’approche temporelle du colloque en s’interrogeant sur les possibilités d’autres modalités d’organisation territoriale dans des sociétés contemporaines où les impératifs de gestion sont considérés comme déter-minants. Quel vocabulaire scientifique, quel imaginaire, notamment spatial, quel référentiel d’action, constituent, aux yeux des chercheurs et des observateurs rassemblés, le matériau à partir duquel se déploie aujourd’hui la « société en réseaux » ? Pour répondre à ces interrogations, les chercheurs varient les échelles d’analyse, des grands systèmes aux exemples de cas significatifs, et croisent l’étude des situations historiques et celle des réalités d’aujourd’hui.

– Autour du Trésor de Mâcon. Luxe et quotidien en Gaule romaine, 25 et 26 janvier 2005.

Le 1er Mars 1764, à l’occasion de travaux pour la construction de l’hôtel Dieu, un ouvrier découvre plusieurs milliers de monnaies d’or et d’argent, des bijoux et des pièces d’argenterie gallo-romains. Ce trésor est  rapidement dispersé et une bonne partie des objets fondus par les orfèvres locaux. Nous sont parvenus de ce trésor enfoui au IIIe siècle de notre ère, huit statuettes et un plat en argent, conservés aujourd’hui au British Museum de Londres. Afin de valoriser l’acquisition des copies des statuettes du trésor de Mâcon, un colloque sur le thème luxe et quotidien dans l’antiquité est organisé sous l’égide de l’Institut de recherche du Val de Saône-Mâconnais. Cette manifestation permettra d’aborder différents aspects de la société gallo-romaine au travers des trésors retrouvés et des vestiges mobiliers mis au jour. Elle sera aussi l’occasion de réfléchir à la relation entre copie et original.

François Baratte, Martine Joly et Jean-Claude Béal (dir.), Autour du Trésor de Mâcon. Luxe et quotidien en Gaule romaine, Mâcon, Institut de recherche du Val de Saône-Mâconnais, 2007, 246 p. Prix : 15 €.

– Territoires institutionnels, territoires fonctionnels, 26 et 27 septembre 2003.

L’organisation des territoires a, de manière précoce, comme en témoigne la division territoriale mise en place par la Révolution française, posé le délicat problème de découpages pertinents. Comment, en effet, faire coïncider au mieux un territoire à gérer et un territoire qui porte en lui quelque cohérence ? Celle-ci peut relever de multiples aspects, éventuellement convergents, tels que : construction historique d’une, identité territoriale, unité des paysages, dynamique socio-économique…

Alors que l’espace européen en gestation relance le débat sur la validité des échelons administratifs institués et que les récentes lois d’aménagement du territoire officialisent la possibilité d’une reconnaissance des modalités d’organisation socio-économique à l’échelon local, ce colloquesollicite une réflexion sur l’adéquation ou non de ces différentes formes de territoire.

Annie Bleton-Ruget, Nicole Commerçon et Philippe Gonod (dir.), Territoires institutionnels, territoires fonctionnels, Mâcon, Institut de recherche du Val de Saône-Mâconnais, 2005, 552 p. Prix : 29 €.

– La Saône : axe de civilisation, 25 et 26 janvier 2001.

La Saône, voie de passage essentielle depuis les temps les plus anciens, a généré de nombreuses transformations des sociétés établies à son contact, à l’instar d’autres systèmes fluviaux. Le thème retenu pour ce colloque sera interrogé afin de faire apparaître les caractéristiques originales de cet « axe économique » majeur qui n’a encore jamais été envisagé dans tous ses développements possibles, en dépit de leur ampleur.

Les contributions attendues auront pour objet d’expliquer le fonctionnement de son écosystème fluvial riche et diversifié et aussi de reconstituer l’histoire spécifique de ses paysages, en précisant la part des hommes qui ont contribué à les modeler. La définition de son rôle d’axe relationnel obligé, à l’échelle de l’isthme européen, devrait aussi compléter les rapports que la grande rivière a permis d’établir avec les implantations et les activités observables sur son seul territoire.

À travers ces recherches, conduites dans une direction pluridisciplinaire mais aussi transversale, devraient être traitées les questions du lien et du lieu relatives à un espace organisé par la rivière, dans la longue durée comme en termes d’actualité, voire de devenir.

Jean-Paul Bravard, Jean Combier, Nicole Commerçon (dir.), La Saône : axe de civilisation, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2002, 552 p.

– Regards croisés sur l’œuvre de Georges Duby, 3 et 4 décembre 1998.

Autour des interrogations touchant à la féodalité, c’est la fécondité des travaux de l’historien qui est réinterrogée et prolongée. Des études menées sur les modalités d’organisation des seigneuries, l’émergence des lignages aristocratiques, ou encore les conceptions sociales à l’œuvre dans la culture des clercs au temps de la mutation féodale montrent tout à la fois l’intérêt de démarches comparatives, l’apport de l’archéologie, et l’efficacité des relectures de l’œuvre de Georges Duby à la lumière de préoccupations épistémologiques contemporaines. Le second thème retenu pour ce colloque, celui de l’Histoire des femmes qui a beaucoup occupé les derniers travaux de l’historien, est inscrit dans les évolutions récentes qui ont touché ce domaine de recherche. Si les interrogations sur les « Images de la femme », et leur production, gardent aujourd’hui encore leur intérêt et leur pertinence, l’exploration des « Espaces des femmes » et de son engendrement historique permet de mieux atteindre les modalités d’existence matérielle et symbolique de celles-ci.

Annie Bleton-Ruget, Marcel Pacaut, Michel Rubellin (dir.), Regards croisés sur l'œuvre de Georges Duby : femmes et féodalité, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2000.

– Villes moyennes. Espace, société, patrimoine, 26 et 27 janvier 1995.

La ville moyenne ancienne existe au sein d’une hiérarchie, par référence à la grande ville qui lui concède certains de ses pouvoirs. Elle existe par sa structure sociale, microcosme de la société de l’époque dans sa diversité économique et sociale, par la volonté de ses édiles, par son enracinement dans son plat pays. Depuis peu, cette catégorie de villes fait à nouveau parler d’elle. Les restructurations économiques dans le cadre du nouveau paradigme technico-économique les touchent au premier chef. Les réponses variées apportées, tant par ce qui est d’ordre institutionnel que par ce qui relève du jeu des acteurs locaux de la ville, à la fois relancent la question de la ville moyenne et la renouvellent en partie.
Ce colloque a donné lieu à la publication d’actes : Nicole Commerçon, Pierre Goujon (dir.), Villes moyennes. Espace, société, patrimoine
, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1997, 496 p.


Retour en haut de la page
Actualisé en
mai 2009